L’Islande, terre de lumière

Islande, terre des extrêmes et des contrastes, à la limite du cercle polaire

J’ai découvert l’islande en 97,lors d’un voyage en sac à dos, peut de gens cette destination…Mais quesque tu vas faire labas? Il y fait froid!
J’ai croisé quelques touristes qui avaient loué une voiture sur place lors de mes déplacements en stop..Durant un mois et demi j’ai campé, n’importe ou , même dans des endroits qui sont interdit depuis comme au Myvatn. J’avais mis ma tente sur une petite péninsule entre deux lacs avec un couple de plongeon Catmarin et sur l’autre un couple de plongeon Imbrin!

Hornstrandir

J’ai fait le tour de l’ile en allant, en plus découvrir l’endroit le plus sauvage,le plus éloigné et le plus ancien de cette île : Honstrandir
12 jours d’autonomie et mon sac déja de 24 kilos c’est alourdi de provisions,mais ce fut l’un de mes meilleur souvenir!! La nature au format XXL
Pas de sentiers et une carte plus qu’aproximative, tout à vu, sauf lors d’un brouillard de plus de 24h…De ma tente je voyais les Eiders à duvet passer à quelques mètres du bord où j’avais planté ma tente…le lendemain il fallu traversé cette zone d’un km de large où les eaux de fonte de la calotte glaciaire (surmplombant le fond du fjord) se mélaient à celles de l’océan….Quelques mètres et déja l’eau jusqu’aux cuisses…je me voyais emporté avec le sac jusqu’au large…je sentais plus mes pieds,l’eau à 1 degré?
J’ai rennoncé….mais si je ne pouvais traverser, je devais dire adieu à mes projets et faire demi tour!!!
Et puis la solution est venu en trouvant une barque de pêcheur sur le bord sans les rames….sur l’autre rive ,un endroit avec des cordes…elle devait servir à des personnes durant l’été venant ici en bateau…alors je me suis dit qu’ils n’auraient aucun mal à le récupérer en face
J’ai donc embarqué…avec une perche pour avancer, le vent et le courant me poussait vers le large, je devais ne pas perdre de temps avant que la marée s’accélère…arrivé au milieu, pour trouver le fond je m’enfonçais jusqu’à l’épaule…si je touche plus le fond, je pars à la dérive…et puis inextrémiste j’ai réussi à avancer vers le bord, j’ai attaché fermement le bateau pour qu’on le retrouve en disant merci et en m’excusant..l’aventure continu!!
Le soir j’étais heureux de trouver l’une des cabanes qui sont très bien aménagées (avec gaz et poste de secours )pour abriter les randonneurs dans ce lieu loin de tout et pouvoir appeler des secours
Hornstrandir est une réserve naturel et il n’y a pas de chasse, le seul endroit en islande où j’ai vu le renard polaire, il m’a même suivi ou plutôt précédé durant une heure semblant me montrer le chemin! Il c’est approché à moins d’un mètre, sûrement habitué à ce que des pêcheurs lui donne à manger, puis il est reparti rejoindre la femelle avec les jeunes.
Durant plusieurs jours j’ai longé la côte nord est, passant d’un ford à l’autre, marchant sur des plages magnifiques, ou viennent s’échouer des troncs entiers pardu par les cargots lors des tempêtes, passant par le haut des falaises où les pétrels me frôlaient dans le brouillard…
Lorsque j’ai repris le bateau pour quitter cette péninsule totalement vierge, il ne me restait plus, depuis le matin que quelques cacahuètes….

Note:

Malheureusement,j’ai du abandonné d’exploiter les 36 pellicules de 36 poses prises lors du voyage de 97, car une fois scanné j’étais loin d’avoir la qualité du numérique apparu ensuite…

L’Islande reste pour moi le top pour un photographe…je n’ai rien rencontré d’équivalent si ce n’ai en Patagonie…

Malheureusement les 36 pellicules de 36 pauses ont révélé des phots de moins bonne qualité de ce qu’il est possible de faire en numérique….dont les boitiers abordables sont apparus plus tard

Les photos de ce site viennent d’un autre voyage il y a quelques années, où je n’ai pas eu autant de plaisir sur les sites trop facilement accessibles en voiture, notament sur la côte sud où des cars déversent des centaines de touristes pour aller voir la chute de skogar…je ne suis même pas descendu du véhicule, pensant à la première fois ou j’ai découvert cette magnifique cascade en marchant seul jusqu’à son pied…il faut savoir apprécier ces moments car tout change trop vite…

Pour moi c’est un pays du trek, seul un engagment et un réel besoin d autonomie vous feront resentir l’ame de cette ile hors du commun

l’Islande est une destination unique (et l’on pèse nos mots) pour le routard amoureux de nature et de solitude.

Flore

L’importance des espèces boréales parmi les plantes islandaises est un héritage de la flore de la dernière glaciation. Cette flore froide s’est maintenue à cause de l’isolement de l’île, malgré un climat aujourd’hui plus doux qui permettrait d’exprimer une végétation de type plus tempéré. De nombreuses espèces exotiques ont d’ailleurs été introduites par les humains, pour l’agrément des jardins ou pour d’autres raisons et certaines peuvent devenir envahissantes au détriment de la flore indigène. Le cas le plus marquant est sans doute celui du lupin bleu d’Alaska (Lupinus nootkatensis) qui peut former de véritables tapis monospécifiques, qui s’est avéré très intéressant pour fixer des sols érodés et reconstituer leur fertilité mais qui constitue une menace d’étouffement des plantes locales.

Faune

Les chevaux islandais présentent des robes de couleurs variées et sont une espèce unique préservée sur cette ile, interdiction d’importer d’autres cheveaux sur l’ile, un cheval islandais quitant l’ile ne peut revenir…question sanitaire

Le renne à été introduit, j’en ai observé au centre de l’île
Les moutons islandais ont assuré la subsistance et l’habillement des habitants mais ont contribué fortement à la dégradation des sols et de la végétation.

Du fait de son isolement insulaire, l’Islande possède peu d’espèces animales terrestres indigènes : aucun reptile ni amphibien, un seul mammifère, des insectes en nombre limité…

Le seul mammifère terrestre qui était présent en Islande avant l’arrivée des colons est le renard polaire (Alopex lagopus), probablement arrivé lors d’une ère glaciaire en marchant sur la mer gelée. Malgré une longue tradition de chasse intensive, censée empêcher la prédation sur les agneaux et sur les colonies d’eiders (Somateria mollissima) exploitées pour leur duvet, les populations de renards polaires ont toujours réussi à se reconstituer rapidement après des baisses importantes d’effectifs comme celle commencée dans les années 1950 jusqu’à la fin des années 1970 où l’on estime qu’ils n’étaient plus qu’environ un millier en hiver. Leur population actuelle pour l’ensemble du pays est évaluée à environ 8 000. Il est de nos jours toujours chassé18, mais protégé dans certaines réserves comme celle de Hornstrandir

Quelques ours polaires venant du Groenland s’échouent parfois sur l’île après avoir dérivé sur des morceaux de banquise…j’ai falli en croiser deux à queqlues jours près sur la côte nord, j’ai appris par des toursites qu’ils avaient été abattu par les gardes..

Les autres mammifères indigènes de l’île sont marins. On trouve ainsi des phoques et de nombreuses baleines près des côtes islandaises. Ces dernières ont donné leur nom à certains lieux, tels que le Hvalfjörður (signifiant fjord des baleines), et la ville de Húsavík ancien port baneilier c’est reconverti à l’observation des cétacés et des oiseaux marins

Cependant, les colons vikings ont introduit sur l’île plusieurs espèces, involontairement dans leurs navires, comme les rats et les souris, ou volontairement pour l’agriculture, comme les moutons, les vaches, les chevaux.

Ces fameux chevaux islandais, aujourd’hui au nombre d’environ 50 000 sur l’île, ont la particularité d’être exclusivement issus de groupes importés avant la fin du Xe siècle et d’avoir conservé des caractères ancestraux. Ils sont petits (entre 1,30 m et 1,40 m au garrot), et très résistants ; ils ont été, des siècles durant, le seul moyen intérieur de transport et de locomotion

Le seul cheval domestique ayant gardé toutes les allures

Les oiseaux

L’Islande héberge de grandes populations d’oiseaux, en particulier marins. La falaise de Látrabjarg, est considérée comme la plus grande falaise à oiseaux de l’Atlantique nord,

Sur 14 kms de long, cette falaise est aussi l’une des plus haute 444 mètres au dessus de l’océan on y trouve des millions d’oiseaux!Situé à l’extreme Ouest des Vestfirðir, Látrabjarg est un endroit incontournable pour tout visiteur se rendant dans les Fjords de l’Ouest de l’Islande.

Látrabjarg est un cap dont les falaises s’étendent sur 14km de littoral et le point le plus haut de ces falaises culmine à 444m.

En plus d’être connu pour être le point d’Europe le plus à l’Ouest, Látrabjarg est surtout réputé pour les millions d’oiseaux qui peuplent ses falaises en été. Les amateurs de photos sont comblés à Látrabjarg. En plus de la vue exceptionnelle du haut de ces falaises et des panoramas sur les fjords, les multitudes d’oiseaux se laissent approcher à quelques mètres pour poser devant le photographe.

Pingouins torda, goélands, fulmars, mouettes tridactyles, sternes arctiques, guillemots et bien sûr les 6 millions de macareux moines sont les principaux habitants de ces falaises. En se promenant le long des falaises, le visiteurs peut également avoir la chance d’admirer des phoques en train de se prélasser sur les rochers au pied des falaises.

La sinueuse route 612 qui mène à Látrabjarg le long des fjords est belle à couper le souffle. Il s’agit d’une route de terre qui n’est pas en très bon état, et même si l’accès se fait bien sans 4×4, vous serez bien plus à l’aise si vous en avez un notamment dans la dernière portion de route jusqu’au parking.

De ce même parking de Bjartangar, vous pouvez faire une magnifique ballade d’une heure ou deux le long de la falaise, prévoyez cependant un coupe vent, l’endroit étant très exposé.

On y trouve entre autres, la plus importante colonie de Petit pingouin (Alca torda) au monde
. Après avoir failli disparaître voilà un siècle, prélevés avec excès pour être consommés tout comme leurs œufs, les macareux moines (Fratercula arctica), parents des pingouins, sont aujourd’hui plusieurs millions, en grande partie dans les îles Vestmann, ce qui représente la plus grande colonie de macareux moines du monde